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La femme est une figure poétique par excellence. Comme la poésie des attitudes est un des aspects qui m’a le plus séduit dans la peinture, leur omniprésence dans ma recherche coulait de source.
Les femmes qui m’inspirent le plus ont en général un dosage équilibré de fragilité et de force. Ce sont des reines que la fatalité de la vie détruit, comme Yseult ; des femmes qu’on peut considérer comme broyées par leur destin, mais qui y ont fait face avec une remarquable grandeur. Je pense à Jeanne d’Arc ou aux mortes d’amour, comme Ophélie de Shakespeare ou Elaine d’Astolat... Pour moi, leur beauté est transcendée par la trace de leur blessure. Elles sont profondes parce qu’elles portent chacune un fardeau. C’est aussi pour ça que je me désintéresse en peinture des beautés froides de couvertures de magasines qui n’ont rien à dire, ne dégage rien d’autre que le triangle d’or ! Je souhaite que mes femmes ne soient pas une jolie équation mathématique, mais des êtres de chairs et de sang, qui aient le pouvoir d’émouvoir.
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