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Au moment où j’ai dû faire mes choix d’avenir, je n’ai simplement pas cru que la peinture était pour moi une voie envisageable sur le plan professionnel. Il me manquait de la confiance.
Cette confiance heureusement a fini par m’être insufflée par des peintres que je respectais, comme John Howe ou Siudmak.
Ce dernier n’a pas été le seul, mais il a été le premier qui m’ait convaincue que je puisse en faire mon métier. C’était en 2002. Sur ses conseils, j’ai choisi définitivement les arts graphiques mais à cette époque, je n’envisageais que le versant de la peinture académique.
Le choix de commencer l’illustration, je le dois à Alan Lee, et à son remarquable travail sur le Seigneur des Anneaux. J’ai compris grâce à lui la puissance évocatrice de l’illustration, que je trouvais jusque là plus réductrice que la peinture. Je pensais que l’illustration, par sa servilité au texte, ne permettait pas de développer un style personnel aussi puissant que la peinture d’art. Avec Alan Lee, j’ai découvert que j’avais tort.
Quoiqu’il en soit, je suis très reconnaissante à tous ceux qui ont œuvré à me donner la confiance dont je manquais, même s’ils n’ont pas forcément conscience d’avoir agi en ce sens.
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